SICO Vague 1.5
La confiance dans les vaccins, le retour à des comportements « normaux », les intentions de voyage, la lassitude face à la pandémie, ainsi que la réouverture de l’économie et ses répercussions connexes
Impact Canada, Unité de l'impact et de l'innovation, Bureau du Conseil privé
Principales constatations
Le présent rapport porte sur les résultats de la neuvième vague de la recherche. 2,169 Canadiens âgés de 18 ans et plus ont été interrogés entre le 23 et 28 juin, 2020. Les données ont été pondérées de manière à ce que la répartition de l’échantillon reflète la population adulte canadienne réelle selon les données du recensement de Statistique Canada. Aucune marge d’erreur n’est associée aux résultats, puisqu’une conception sans probabilité signifie que les résultats ne peuvent pas être projetés sur l’ensemble de la population.
La vague 5 a notamment mis l’accent sur la confiance dans un vaccin, le retour à des comportements « normaux », les intentions de voyage, la lassitude vis-à-vis de la pandémie ainsi que la réouverture de l’économie et ses impacts connexes. Des questions supplémentaires ont été ajoutées afin de mieux comprendre les perceptions des Canadiens à l’égard du processus de passage de la frontière, y compris les intentions de traverser, le but du voyage, les modes de transport et les points d’entrée préférés, et les perceptions à l’égard des approches et des délais appropriés pour la réouverture des frontières CAN–É.-U. et internationales.
Les Canadiens sont plus nombreux à penser que « le pire de la crise est derrière nous »
Alors que nous traversons la crise, de plus en plus de personnes ont le sentiment que « le pire de la crise est derrière nous » (de 6 % dans la vague 1 à la mi-avril à 41 % dans la vague 5 à la fin juin). Cependant, une part importante (35 %) des Canadiens estime toujours que « le pire de la crise est à venir » [ voir le tableau ].
Les Canadiens s’attendent à des répercussions à long terme de la COVID-19
Les Canadiens s’attendent à ce que certains effets de la COVID-19 soient de longue durée. Par exemple, de nombreux Canadiens éviteront de se rendre aux États-Unis, d’assister à de grands rassemblements, de prendre les transports en commun, de prendre l’avion et d’utiliser un service de covoiturage au cours de l’année à venir [ voir le tableau ].
Le soutien envers les mesures de santé publique demeure stable
Le soutien du public pour le prolongement des mesures comme l’annulation des grands rassemblements et l’éloignement physique reste fort. Toutefois, le soutien à l’égard de certaines mesures de santé publique telles que la fermeture des espaces extérieurs et des services non essentiels a diminué [ voir le tableau ].
Le respect de certaines mesures de santé publique a diminué
Les niveaux de conformité à l’égard de nombreux comportements de protection ont diminué. Cependant, le port du masque en public a augmenté à chaque vague (de 22 % à la vague 1 à 40 % à la vague 5), car de plus en plus de villes rendent le port du masque obligatoire dans les espaces publics intérieurs (p. ex. Ottawa, Toronto, Montréal et Kingston). [ voir le tableau ].
Il existe des attitudes potentiellement divergentes à l’égard des restrictions touchant les voyages aux É.-U. et des autres restrictions internationals
Le nombre de répondants qui ne sont pas d’accord avec la levée potentielle des restrictions de voyage entre le Canada et les États-Unis est passé de 69 % lors de la vague 4 à 71 % lors de la vague 5. Le nombre de répondants qui ne sont pas d’accord avec l’idée que les voyages internationaux (à l’exception des États-Unis) soient autorisés à reprendre est passé de 58 % lors de la vague 4 à 52 % lors de la vague 5. Il sera important de surveiller cette tendance potentielle, car les avis pourraient diverger davantage à mesure que le nombre de cas aux États-Unis continue de croître [ voir le tableau ].
Les taux de confiance dans les vaccins diminuent et sont plus faibles dans certains groups
Seulement 65 % des personnes interrogées étaient tout à fait d’accord ou d’accord pour dire qu’elles se feraient vacciner si un vaccin sûr était offert. Le nombre de personnes en désaccord a doublé depuis avril, passant de 6 % lors de la vague 1 à 12 % lors de la vague 5. Les préoccupations liées à la sécurité étaient la raison la plus souvent invoquée pour ne pas vouloir de vaccin. Les intentions de vaccination varient en fonction de facteurs tels que l’âge, l’emploi et l’éducation. De plus amples informations sont fournies dans la section Incidences sur les politiques ci-dessous [ voir le tableau ].
Contexte
À l’appui des interventions du gouvernement fédéral, Impact Canada dirige la mise en place de l’outil de l’OMS pour l’analyse des comportements face à la COVID-19 au Canada. Ces travaux sont menés en collaboration avec l’équipe de la Recherche sur l’opinion publique du Secrétariat des communications et des consultations du Bureau du Conseil privé (BCP), qui aide le Cabinet du premier ministre à coordonner les communications du gouvernement conformément aux grandes priorités.
Méthodologie
Avec un modèle longitudinal, l'étude suit 2 000 participants recrutés dans un comité en ligne sur seize vagues de collecte de données. De nouveaux participants sont ajoutés uniquement lorsqu'un panéliste initial cesse de participer.
Les répondants constituent un échantillon représentatif de Canadiens âgés de 18 ans et plus et les résultats sont pondérés à l'aide des données du recensement de 2016 de Statistique Canada afin de refléter la distribution de la population au Canada.
Résultats choisis
Un certain nombre de résultats sélectionnés sont présentés ci-dessous. Pour plus d'informations sur l'ensemble des données, veuillez contacter l'unité de l’impact et de l’innovation .
Profils des répondants
Âge
| Canada (n=2,169) | C.-B. et Yn (n=269) | Alberta (n=245) | Man. et Sask. (n=141) | Ontario (n=830) | Québec (n=508) | Atlantique (n=148) | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 18 à 34 ans | 27% | 27% | 32% | 29% | 27% | 26% | 23% |
| 35 à 54 ans | 34% | 34% | 36% | 34% | 35% | 33% | 33% |
| 55 ans ou plus | 39% | 40% | 32% | 37% | 38% | 41% | 44% |
Sexe
| Canada (n=2,169) | C.-B. et Yn (n=269) | Alberta (n=245) | Man. et Sask. (n=141) | Ontario (n=830) | Québec (n=508) | Atlantique (n=148) | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Masculin | 48% | 48% | 49% | 49% | 48% | 49% | 48% |
| Féminin | 51% | 52% | 50% | 51% | 52% | 51% | 52% |
| Sexe diverse | 0.46% | 0% | 1% | 0% | 0.6% | 0% | 0% |
Niveau de scolarité
| Canada (n=2,169) | C.-B. et Yn (n=269) | Alberta (n=245) | Man. et Sask. (n=141) | Ontario (n=830) | Québec (n=508) | Atlantique (n=148) | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| L'école secondaire ou moins | 22% | 22% | 21% | 27% | 21% | 21% | 23% |
| Apprentissage enregistré ou diplôme ou certificat d'une école de métiers | 51% | 48% | 53% | 49% | 50% | 55% | 54% |
| Université ou troisième cycle | 27% | 30% | 26% | 24% | 30% | 24% | 23% |